Hommes seuls sur Wyylde : 5 conseils pour réussir votre prospection

Il y a en Marketing les principes d’inbound et d’outbound qui décrivent deux méthodes de prospection bien distinctes : la première consiste à éduquer son prospect pour l’attirer dans ses filets grâce à du contenu intelligemment délivré, l’autre a plutôt vocation à foncer sans filet en envoyant du contenu sans avoir été sollicité au préalable. Sur Wyylde, la politique de l’homme seul est impardonnable, pas de deuxième chance de faire une bonne première impression. Alors comment se distinguer de la masse quand on est homme seul sur Wyylde ?

5 conseils pour réussir sa prospection

#1 Dopez l’attractivité de votre profil !

Votre profil doit être le reflet de ce que vous êtes : dans vos pratiques, votre univers, vos attentes tout comme votre tableau de chasse. Lorsqu’on est homme seul, tous ces éléments dissociants sont hyper importants pour faire rapidement la différence et attirer des prospects qui se reconnaissent et se projètent dans votre univers.

Faites preuve de transparence ! N’ayez pas peur d’apporter à votre profil une signature qui se lit et se voit. Les femmes et couples rechercheront des profils bien particuliers selon leurs envies et n’accorderont que peu de crédit aux profils d’une banalité sans nom.

Vérifiez alors :

  • Votre pseudo : Que vous soyez un artiste, un performeur, un homme aux mensuration hors normes, un bi actif, un versa, un pansexuel, … Donnez le plus d’indices – sans forcément être un VRP du cul- ;
  • Vos recherches : Indiquez bien ce que vous recherchez, cela évitera les sollicitations peu cohérentes et au contraire, encouragera les demandes qualifiées comme votre taux de réponse ;
  • Votre certification : Soyez certifié ! Vous doperez forcément vos chances d’être pris au sérieux ;
  • Votre descriptif : Soyez frais, soyez inventif, soyez créatif, soyez drôle, minimisez les smileys et les fautes d’orthographe. Si vous n’êtes pas à l’aise avec la langue de Molière, rien de grave mais démarquez-vous et comprenez ceux pour lesquels ce sera un problème voire un élément discriminant à une rencontre ;
  • Votre disponibilité : La transparence : c’est une chose. En revanche, indiquer que vous n’êtes disponible qu’en journée et que vous ne pouvez pas recevoir vous desservira de beaucoup.
  • L’hébergement : Que vous puissiez recevoir ou pas, n’indiquez pas que vous vous déplacez uniquement, cela apparaîtra comme une forme d’opportunisme importante. « Il n’y a pas de problèmes, que des solutions ». Si vous avez vraiment envie d’une rencontre, vous trouverez toujours une alternative !
  • Vos photos : C’est cruel, mais les selfies ne vont qu’aux femmes. Je vous expliquerai quelques tips pour réaliser de beaux clichés avec un Smartphone en toute autonomie !
  • Vos témoignages : « Montre-moi avec qui tu baises, je te dirai qui tu es ». Vos témoignages et conquêtes doivent être en accord avec les recherches que vous avez et les personnes que vous sollicitez

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#2 Apprenez à lire entre les lignes

Lire des profils, vous trouvez ça chiant ? Un point pour vous ! Mais c’est une étape utile, voire indispensable qui vous permettra de savoir si c’est une femme ou un homme qui administre le compte. De la même façon, vous en saurez plus sur les ascendants des personnes qui s’y cachent pour peaufiner votre discours. Parmi les profils couple administrés au masculin, vous y distinguerez :

  • Les hommes en recherche d’un amant pour leur femme pour un plan candauliste ;
  • Les hommes en recherche d’un amant pour leur femme pour un plan HHF
  • Les hommes en recherche d’un amant pour eux devant leur femme candauliste
  • Les hommes en recherche d’hommes seuls pour agrémenter une soirée couple
  • Les hommes en recherche d’autres hommes pour un plan Gang Bang pour leur femme

Les déclinaisons sont infinies mais servez-vous de ce que vous avez à disposition pour dresser le persona sexuel de votre prospect : lisez entre les lignes de leur descriptif, leurs témoignages, cela vous permettra de rapidement comprendre leur process de rencontre. Il y a finalement une ligne directrice dans les rencontres.

Et gardez en tête que quelques fois … C’est la femme qui écrit !

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#3 « Less is more », soyez simple et précis

Pour les commerciaux, les marketeux et les RH, vous devriez avoir de meilleures chances de performer à cet exercice étant sollicités au quotidien dans votre profession. Rien de pire qu’une candidature lourde et une avalanche de « moi je » lorsqu’on a 4 secondes maximum à accorder à une proposition. La première approche doit être simple et recenser ce qui vous distingue des autres en une phrase. Le mail de prospection est ce qui est le plus important.

Quelques tips ?

  • Si les prénoms sont apparents, interpelez vos prospects par les leurs, afin de personnaliser le message ;
  • S’il y a une règle de prospection (mot clé en début de phrase, …) respectez-la ou détournez-la en mettant en avant votre audace ;
  • Ouvrez votre album, mais ne le dites pas ;
  • Faites comme si vous étiez sur Twitter : soyez percutant en 140 caractères ;
  • Si vous n’êtes pas bon à l’écrit, n’hésitez pas à le dire et en rire. La dérision est l’une des meilleures vertus.

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#4 Ne confondez pas obstination et persévérance

Les refus sont frustrants ? Le manque de reconnaissance est épuisant ? Revoyez vos messages, vos approches, demandez du Feedback, identifiez le problème de votre profil. Sur Wyylde, il ne faut pas être pressé . Tout est réellement question de timing et il ne faut pas le forcer. Les femmes seules et couples sont sur-sollicités et certains finissent par perdre patience et en deviennent verbalement agressifs. Ne risquez pas de définitivement fermer une porte et faire l’objet de mauvais échos.

Je ne dis pas là que vous ne devez pas vous faire respecter. Bien sûr que non ! Mais vous devez aussi respecter vos prospects dont le temps est précieux et l’énergie, tout autant.

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#5 Faites une relance lorsque c’est nécessaire !

Quelqu’un a pris le temps de vous répondre par la positive ? Merveilleux ! Il faudra alors assurer la suite de votre prospection et c’est là que l’équilibre est nécessaire : être là sans trop l’être, réitérer son intérêt sans rentrer dans le cliché … !

Lorsque vous faites une relance, reprenez toujours un élément de votre discussion passée sans que ce soit corporate. Si vous avez des connaissances communes, n’hésitez pas à faire une (très) légère allusion au sujet.

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Montrez-nous à quel point vous en valez le coup !

Si vous avez besoin de conseils, n’hésitez pas à laisser un commentaire ! Je vous répondrai avec plaisir.

You said… Threesome?

Well, well, well. Cela fait un petit moment que je n’ai pas écrit, par manque de constance, procrastination, mais aussi et surtout par un clair manque d’éveil quant à mon inspiration : j’ai essayé de varier les sujets mais rien ne fait. Si le sexe fait vendre, il fait aussi écrire. C’est dans mes expériences et mes fantasmes que je trouve cette fièvre de la rédaction, ce besoin de retranscrire par des mots ce que mon corps ne peut pas traduire.

Joe et moi sommes toujours engagés dans notre dynamique de couple. On s’aime comme jamais, comme des fous, comme des soldats, comme des stars de cinéma (too much et over old school ? Oui, je vous accorde le point). Ce qu’il aime, c’est apprivoiser mon corps, une morphologie pulpeuse qu’il ne connait pas, un terrain inconnu qui nourrit sa créativité. Ce que j’aime ? C’est sa façon de me dominer et d’affirmer sa virilité, il me fait jouir par des mouvements contrôlés. Une fois nos corps nus, c’est une ascension de sentiments mitigés qui mêlent excitation, peur et appréhension. Embraser sa sexualité avec l’être aimé, c’est le pied !

Depuis un peu plus d’un an, nous collectionnons des moments d’éveil ensemble, à pousser nos limites dans des champs encore inexplorés. Laissez-moi vous parler de l’un d’eux : le fameux ménage à trois. Si le Graal de l’expérience sexuelle est celui composé de deux femmes et d’un homme, le mien est tout autre : je suis l’actrice principale d’un trio composé de deux hommes qui m’excitent, et me touchent de bien des façons. Joe est le maître d’orchestre, je suis sa possession, sa muse, son objet. Lucas est « l’autre », qui est finalement l’acteur clé de réussite, un rôle qu’il endosse avec brio. Je ne vous ai pas parlé de Lucas ? C’est le moment ! Sportif, cultivé, élégant et charmant, ce sont des adjectifs que j’emploierais pour qualifier le charme dont il jouit. Physiquement, il n’a pas à pâlir de ses homologues masculins, il est beau et fort, les traits fins et le corps dessiné. Nous nous rencontrons il y a quelques années lors d’une soirée arrosée, nous faisons l’amour à plusieurs reprises cette nuit-là. Je le sollicite aujourd’hui pour cette expérience pour laquelle il est le candidat parfait.

Nous buvons des verres tous les 3, échangeons des anecdotes ; Lucas et Joe s’entendent bien, il n’y a pas d’animosité ni de jalousie, chacun a sa place bien définie. Je suis habillée légèrement, le visage maquillé, les cheveux tirés. Je regarde attentivement la scène avec désir : deux hommes en moi, quatre mains sur moi, je suis en émoi. J’embrasse tendrement Lucas devant Joe, ondule mon corps et ressens rapidement cette chaleur, cette excitation. Je pratique avec fougue une fellation sur son sexe en érection. Rapidement, nous sommes pris dans un tournant érotique : telle une chorégraphie, les mouvements s’enchaînent, j’entame des relations sexuelles avec mes deux amants, tantôt avec l’un, tantôt avec les deux, subissant une double pénétration. J’adore ça, je crie, je tremble, ma respiration s’accélère. Tous deux sont excités, animés par la scène, mon corps, mon regard. L’acte s’achève par une éjaculation simultanée sur mon visage détendu, ma bouche entre-ouverte, et mon corps frêle, usé par cet excès de masculinité.

C’est la seconde fois que nous réalisons cette expérience, et d’autres viendront. Lucas a ce don de connaître mon corps sous tous les angles, sans l’avoir manipulé très souvent. C’est à chaque fois une réussite, des préliminaires et un acte sexuel qui se caractérisent par une éjaculation féminine. Joe est toujours mon super héros, cet homme au contrôle et aux multiples facettes fascinantes et effrayantes. Ce n’est pas une entorse à la fidélité ou l’exclusivité, mais un moyen de la consolider.

Que la lumière soit, et les Chandelles furent !

Enfiler une paire de bas, porter des sous-vêtements accordés et suggérés sous une robe légère et dénudée, déambuler fièrement, tête haute dans des couloirs tamisés qui donnent accès à mille et une pièces dans une ambiance feutrée … C’est ça mon fantasme à la Billie Piper, être Belle pour un soir et m’adonner à tous mes fantasmes. Et bien figurez-vous que … Je l’ai fait ! Bizarrement, Amy Winehouse ne rythmait pas mes pas de défilé mais soit, on ne va pas trop en demander !

C’était un soir comme un autre lorsque mon téléphone sonne : c’était Joe (encore lui ?) ! Joe me demande de le rejoindre au Costes où il buvait un verre avec Scott (bon, vous avez capté que ce n’est pas vraiment son prénom, hein ?). J’enfile une tenue sexy mais plutôt sobre, prends mon métro et les rejoins. Scott a un truc avec les femmes. Il les aime, mais surtout, il aime être aimé, être idolâtré. Il ne supporte pas l’échec mais encore moins la concurrence, il n’en a pas. Ah, cette carence en amour et en confiance en soi qu’on doit alimenter de façon malsaine par de l’affection trompée, dupée et faussée. Quoiqu’il en soit, c’est dans une bonne ambiance que l’on sirote quelques verres. Les heures passent et Scott se plaint de tenir la chandelle alors tout naturellement, pourquoi ne pas penser pluriel en poursuivant la soirée dans un endroit plus intimiste !

Nous voilà à 3 compères déjà un peu pompettes par des litres d’alcool hors de prix dans les rues de Paris. Nous arrivons au club, l’air confiants sans vraiment être enclins à comprendre ce qui nous arrivait, ou ce qui avait vraiment animé notre démarche. La taulière (bon, je ne pense pas que ce soit le métier indiqué sur sa fiche de paye. « Quel métier exercez-vous ? Référez-vous à la fiche ROME P4909, taulière, madame. Got it? ») nous accueille et note que je n’ai pas la tenue adéquate. Comme un soupir de soulagement, je m’imaginais faire marche arrière, et troquer mes talons pour des chaussons et la rediffusion des douze coups de midi. Eh non ! Je me rends derrière le comptoir, et me retrouve à enfiler une jupe que cette charmante personne a bien voulu me prêter pour la soirée. Dégueu ? Ouais, mais je trouvais ça plutôt cool au moment-T ! Me voilà déguisée pour une soirée qui ne ressemblait pas à mes souvenirs de bals masqués du lycée. Pourtant, il y en avait de l’infirmière sluty !

Nous descendons les marches direction le club. Sur la droite, un bar propret, une piste, quelques coins lounge et une barre de pôle dance. Rien d’incroyable jusque là. Quelques regards d’approbation, et en un instant, les cocktails fusent, les danses langoureuses démarrent, le temps de la séduction, de l’excitation, des vêtements qui se retirent en même temps que toute inhibition ou complexe. Les hommes me regardent, me désirent et j’adore ça. Joe me regarde, l’air calme et maîtrisé (le contrôle, c’est son truc). Il n’a pas besoin d’imposer sa virilité, je suis à lui, il le sait, il n’a pas à se sentir en insécurité, les autres le jalousent, l’admirent. Dans la famille des 3 mousquetaires, je demande Scott ! Et oui, n’oublions pas qu’il a aussi ses attentes bien précises. Dans son regard balayant la salle à la recherche d’une proie, voire plusieurs, il pense « ce soir, je score ! ». L’érotisme ambiant, mêlé à ces breuvages nous mettent dans un appétit sexuel qui paraît alors insatiable. Nous passons du côté gauche du club et c’est là que tout commence réellement.

Des couloirs étroits, une lumière douce et chaude, la respiration de corps qui s’entremêlent, d’un orgasme imminent, des caresses volées, des baisers masqués. Tout est représenté, le désir nous saisit. Joe et moi nous rendons dans l’un de ces boudoirs entouré de miroirs, et matelassé. J’adore sentir ses mains sur mon corps, ses lèvres sur mon sexe. Rapidement, il me pénètre avec une hargne qui lui est propre, et un rythme contrôlé qui le caractérise encore plus. Nous nous adonnons à un rapport sexuel que rapidement, plusieurs personnes viennent admirer. Tels des juges, ils regardent une performance qu’ils apprécient (autant vous le dire, « X Factor » prend tout son sens dans ce moment-là). Joe et moi, on ne se lâche pas des yeux tout le long, excités par les regards qui participent activement au moment. Il jouit en moi dans un cri de plaisir intense. J’ai mal, j’en veux encore, je ne sais plus comment interpréter des sensations que je ne connais pas. Nous reprenons nos esprits, esquissons quelques sourires coquins avec nos convives qui regardaient avec intérêt mais en même temps avec une certaine banalité. Un homme de carnation noire, d’une trentaine d’années va voir Joe pour le remercier. « Merci pour ce moment » comme dirait Valoche. Enfin, il ressemblait quand même plus à Omar Sy mais Agathe Clery nous prouve bien que ça n’a rien d’antinomique.

Nous avons adoré cette expérience, et l’avons renouvelée. Je ferai un autre billet concernant l’une d’elles ! Je vous invite réellement à tenter l’expérience, que vous soyez en couple ou célibataire. N’attendez pas d’avoir « passé un cap » pour le faire. On a tendance à penser (j’étais la première à la proclamer !) que c’est glauque et prématuré de le faire si tôt mais c’en est juste extrêmement formateur et sain pour l’ego. Quand on a la vingtaine – trentaine, nous devenons des objets de convoitise que femmes et hommes désirent. Ce sont des endroits propres et conditionnés au désir, mais surtout au respect et l’échange, tout est hors du temps et on prend plaisir à y retourner. On s’y rend de nouveau pour ne pas laisser la routine métro – boulot – dodo nous consommer, pour ne pas à subir la vie de couple mais mieux l’appréhender et en fait, la pérenniser.

N’hésitez pas à me partager vos expériences ou me poser vos questions. Ah, vous vous demandez comment Scott a passé sa soirée ? Il suffit de demander !

Lettre ouverte #2

Je l’aime ; Il est celui que j’ai toujours voulu. Vous le connaissiez ce grand amour, ce « love at first sight ? » Ouais, va falloir s’y habituer : l’anglais, c’est mon truc ! C’est dans mon ADN et mon foie so … Get used to it !

Anyway, je disais. Ah oui, ce petit bâtard de Cupidon qui ne prévient pas mais qui débarque chez toi, jour ouvré ou pas, que tu sois épilée, … Ou pas ! Il est décidé à mettre cette personne sur ta route. Un peu naïve, quelque peu coquine, tu te dis … « Stylé ! Mon rasoir à utilisation unique que j’utilise pour la 5ème fois a une lame encore safe, qui n’a pas l’air de suffoquer sous un amas de poils pubiens, je m’épile et je reviens ! » Entre temps, tu réalises que tu as soudain cette envie de romance, de magie, cette insécurité qui te ronge et qui te donne envie d’écouter du Julio Iglesias. Attendez, j’ai peut-être fait un anachronisme et vous pourriez vous dire : « C’est Mireille Mathieu qui tient ce blog ? Mais elle est anglaise ? Ok, pas étonnant qu’elle n’ait jamais pensé à changer sa coupe de merde ». Non, non ! Moi d’ailleurs c’est Jessica. Salut ! J’ai 25 ans depuis peu, et je n’écoute Juju que lorsque c’est extrêmement nécessaire, à savoir jamais. J’prendrais bien son fils mais j’ai entendu dire qu’il avait un micro-pénis. Pas cooool Enrique !

Bon, si vous n’avez toujours pas perdu le fil : laissez-moi vous présenter « the one ». Joe n’a toujours pas grandi depuis que j’ai écrit l’article le concernant mais je l’aime comme ça (Mooooooh, c’est miiiiiiignonnnnnn !). Joe et moi, c’est toujours la grande éclate et c’est pour ça qu’on s’aime. Deux narcissiques alcooliques, aux vies bien établies : Joe est brillant, Joe est beau, Joe impressionne et il le sait. C’est un créatif, responsable d’un pôle d’une grande entreprise française … Vous l’avez tous googlé ? Alors, c’est qui ? C’est qui ? Et moi, je suis consultante en stratégie digitale depuis peu dans une agence qui déchire sa maman. Joe et moi, ça fait bientôt un an qu’on se fréquente et j’adore le regarder dormir comme à ce même moment où j’écris, même si dans ses pensées volage, il navigue vers d’autres horizons !

Tu la sens ma grosse gomme ?

On leur attribue différentes appellations mais il est vrai que « Les frotteurs du métro » est de loin celle qui les décrit le mieux. Vous savez, ces individus qui se collent à vous alors que vous êtes à ce moment- là debout à vous tenir péniblement à la barre en vous demandant combien de provenances d’urine et de sperme différentes vous pourriez trouver si on la testait (c’est généralement ta pote relou qui aime faire cette référence en insistant bien sur le fait que ce soit cracra. Oui, bah je ne vais quand même pas tomber ! ). Quoiqu’il en soit, vous êtes là, à laisser quelques « pffff » s’échapper parce qu’on est parisiens  et se plaindre – et plus particulièrement de la RATP  – c’est  dans nos gênes ! Vous devez gérer votre sac à main en bandoulière, votre iPhone qui vous sert à ce même moment à tweeter « F**k la RATP ! », votre esprit qui vous pose une colle du style « Est-ce que j’ai bien mis une culotte aujourd’hui ? » et  votre voisin de derrière qui a certainement des gênes similaires à ceux de Francky Vincent sauf qu’à la question « Tu veux mon zizi ? », t’as juste envie de répondre « Non, non, non, non ! ». Malheureusement, au moment-T ces personnes-là n’ont pas la décence de nous demander notre avis comme nous n’aurons jamais la répartie rêvée « Putain mais touche à ta mère connard ! ». Non, ça n’arrivera pas. Il y a des personnes autour et on ne veut pas attirer l’attention sur nous  parce que ce serait s’exposer à un retournement de situation inattendu comme le fait que quelqu’un relève le fait que non, vous n’avez vraiment pas mis de culotte aujourd’hui. On commence à esquisser un Madison / Macarena pour éviter de sentir le sexe en érection qui se frotte à notre derrière à cet instant. Echec et mat, le coup de rein est bien arrivé à destination, c’est la fin.

Vous n’aviez pas compris le titre jusqu’à maintenant ? Le pourquoi du comment, c’est ici, c’est maintenant, ça tourne ! Lorsque cela m’est arrivé, dans le rôle du frotteur je demande la version chauve de Louis Borloo – inutile de préciser que le mec n’émane pas le swag – ; Il s’est collé à moi, a approché sa bouche de mon oreille pour me chuchoter de façon suave « Tu la sens ma grosse gomme ? ». Je pense pouvoir assurer de façon certaine et impartiale que j’ai choppé à ce même instant une mycose et une bonne gastro.  Prise de dégoût et de peur, je me suis mise dans un état qui m’arrive bien plus souvent que je ne le souhaiterais : des crises en plusieurs actes simultanés : rires, larmes, mouvement brusques et insensés.

J’ai eu la chance d’assister à une belle preuve d’humanité et de solidarité féminine. Une dame âgée était assise aux premières loges pour voir cette scène digne d’un bêtisier de Jacquie et Michel. Touchée par cet acte pervers et plutôt traumatisant, elle s’est chargée de l’humilier publiquement en énumérant toutes les insultes de la guerre de 14, c’était beau, c’était bien.

Et vous, quelle est votre anecdote avec un frotteur ?

Lettre ouverte #1

Bonjour,

Je ne sais pas vraiment qui s’adresse ce courrier mais c’est un moyen pour moi d’évacuer des toxines qui me bouffent encore plus qu’un manque de sport, de nourriture, de sexe ou d’eau. Vous me direz, « ton énumération n’a aucun sens ! Meuf, revoie ta pyramide de Maslow ! », j’accepte. Quoiqu’il en soit, voici ce qui m’arrive, que j’aimerais partager avec toutes celles qui seraient susceptibles de s’y retrouver et ceux qui auraient les capacités intellectuelles de mieux comprendre ce que « heart broken » signifie pour une fille. D’ailleurs, je ne pense que ce soit du ressort de l’intelligence mais plus d’une sensibilité ou d’une générosité d’écoute et de remise en question. Ah les hommes et leur super capacité à entendre plutôt qu’à écouter … Bref, où en étais-je ? Ah oui. Ce fameux cœur brisé, cette désillusion d’une histoire qui nous transcende, le besoin d’être avec l’autre, le cœur qui bat lorsqu’on a un signe de vie du bien-aimé alors qu’on s’était juré que « pfff, de toutes façons je m’en tape. J’aurai des ses nouvelles quand j’en aurai. En attendant, je fais ma vie. Point barre ! ».

En réalité, on se retrouve rapidement dépendante, on a besoin de rendre le futur aussi certain qu’il fait rendre le présent si vivant et beau. La crise et les guerres dans le monde ? Très peu pour moi, je suis in love mec, tu comprends ? a-mou-reuse. Je fréquente Joe (dans un soucis de confidentialité, je modifie son prénom) depuis un peu plus d’un mois. Je le rencontre un soir sur LA plateforme incontournable de la e-rencontre : Tinder. Je pourrais vous conter les nombreuses vertus de cette application mais rédiger un billet ciblé me semble plus pertinent.

Joe n’est pas très grand, Joe est plus âgé, mais Joe n’est pas aussi pratique que ce que j’ai pu croire. Ah non ! Je me dis confiante : easy, il est plus âgé ? C’est in the pocket ! Il sera ravi de fréquenter une pétillante jeune femme de 24 ans, pleine de vie et d’énergie. Joe et moi, ça colle. Joe et moi, on s’aime. Joe et moi, on s’éclate au lit, et dans le taxi ! Mais Joe ne sait pas être rassasié. Joe, il aime les femmes et il ne s’en cache pas. On se fréquente depuis un mois et je réalise que je n’ai pas réellement de complexe d’œdipe mais que ce mec, je l’aime. Je regarde ses rides, et j’espère les retrouver sur mon visage quand il sera temps que l’on souffle nos bougies ensemble et que l’on réalise qu’on en est déjà aux noces de diamant. Mais ça n’arrivera pas. Joe est faible, et je ne peux pas accepter ce défaut chez l’être aimé et tant convoité. Il est retourné sur cette plateforme, m’a tourné le dos en pensant qu’il trouverait mieux certainement. Si c’est le cas, j’espère qu’il saura garder de moi un souvenir beau et peu ingrat.

Comment je me sens ? (les mecs, si vous avez eu le courage de lire entre les lignes jusqu’à maintenant, c’est le moment de vous munir de vos mouchoirs et de votre téléphone pour vous excuser auprès de toutes celles que vous avez laissées pour compte) J’ai mal au cœur et dans ma tête, c’est une guerre spirituelle entre moi, surmoi et ça. Je suis une misérable merde, je ne vaux rien, je suis remplaçable. Mais quand même, j’ai ce sentiment d’être spéciale qui n’en démord pas. C’est bien là, quelque part. Si je peux en être intimement convaincue, pourquoi pas lui ? Pourquoi est-ce qu’il ne le voit pas ? Elle a sûrement une plus belle poitrine que moi, jouit certainement du ventre plat 0 complexe que je n’ai pas. Pourtant, je ne comprends toujours pas. Tous les deux, on s’entend bien, on se marre bien alors pourquoi ?

Avec le temps va, tout s’en va. Cimer Léo mais je ne veux pas. Je ne veux pas l’oublier parce que ce serait céder de nouveau, et réaliser les mêmes erreurs avec un prochain mais si je ne le fais pas, je deviendrai cette vieille sorcière féministe, une frustrée qui ne trouve du réconfort que dans les contacts avec les chats ! Fréquenter ces bars toute ma vie et regarder les 12 coups de midi seule, ah non ! Je refuse. Alors qu’est ce que je dois faire ? Je pense que là-haut, ils se sont accordés sur une décision rationnelle et plutôt positive : prendre une bonne cuite, et puiser de l’énergie positive partout où on peut en trouver. On va éviter les partouzes, on va favoriser les sorties copines qui elles ont … Déjà quelqu’un et avec qu c’est le big love !

Tant pis, avec un peu de chance elles sont moches, ont pris 14 kilos depuis qu’elles sont casées et toi, il te reste ton jean objectif taille fine que tu peux maintenant porter puisque tu n’as pas la force d’avaler quelque chose depuis 3 jours. A vous, mes bien aimés lecteurs, ceci n’est pas un appel à l’aide ou au suicide. J’aime porter les choses à la dérision, moi en premier donc faites preuve de légèreté et de recul quand vous me lirez.