Que la lumière soit, et les Chandelles furent !

Enfiler une paire de bas, porter des sous-vêtements accordés et suggérés sous une robe légère et dénudée, déambuler fièrement, tête haute dans des couloirs tamisés qui donnent accès à mille et une pièces dans une ambiance feutrée … C’est ça mon fantasme à la Billie Piper, être Belle pour un soir et m’adonner à tous mes fantasmes. Et bien figurez-vous que … Je l’ai fait ! Bizarrement, Amy Winehouse ne rythmait pas mes pas de défilé mais soit, on ne va pas trop en demander !

C’était un soir comme un autre lorsque mon téléphone sonne : c’était Joe (encore lui ?) ! Joe me demande de le rejoindre au Costes où il buvait un verre avec Scott (bon, vous avez capté que ce n’est pas vraiment son prénom, hein ?). J’enfile une tenue sexy mais plutôt sobre, prends mon métro et les rejoins. Scott a un truc avec les femmes. Il les aime, mais surtout, il aime être aimé, être idolâtré. Il ne supporte pas l’échec mais encore moins la concurrence, il n’en a pas. Ah, cette carence en amour et en confiance en soi qu’on doit alimenter de façon malsaine par de l’affection trompée, dupée et faussée. Quoiqu’il en soit, c’est dans une bonne ambiance que l’on sirote quelques verres. Les heures passent et Scott se plaint de tenir la chandelle alors tout naturellement, pourquoi ne pas penser pluriel en poursuivant la soirée dans un endroit plus intimiste !

Nous voilà à 3 compères déjà un peu pompettes par des litres d’alcool hors de prix dans les rues de Paris. Nous arrivons au club, l’air confiants sans vraiment être enclins à comprendre ce qui nous arrivait, ou ce qui avait vraiment animé notre démarche. La taulière (bon, je ne pense pas que ce soit le métier indiqué sur sa fiche de paye. « Quel métier exercez-vous ? Référez-vous à la fiche ROME P4909, taulière, madame. Got it? ») nous accueille et note que je n’ai pas la tenue adéquate. Comme un soupir de soulagement, je m’imaginais faire marche arrière, et troquer mes talons pour des chaussons et la rediffusion des douze coups de midi. Eh non ! Je me rends derrière le comptoir, et me retrouve à enfiler une jupe que cette charmante personne a bien voulu me prêter pour la soirée. Dégueu ? Ouais, mais je trouvais ça plutôt cool au moment-T ! Me voilà déguisée pour une soirée qui ne ressemblait pas à mes souvenirs de bals masqués du lycée. Pourtant, il y en avait de l’infirmière sluty !

Nous descendons les marches direction le club. Sur la droite, un bar propret, une piste, quelques coins lounge et une barre de pôle dance. Rien d’incroyable jusque là. Quelques regards d’approbation, et en un instant, les cocktails fusent, les danses langoureuses démarrent, le temps de la séduction, de l’excitation, des vêtements qui se retirent en même temps que toute inhibition ou complexe. Les hommes me regardent, me désirent et j’adore ça. Joe me regarde, l’air calme et maîtrisé (le contrôle, c’est son truc). Il n’a pas besoin d’imposer sa virilité, je suis à lui, il le sait, il n’a pas à se sentir en insécurité, les autres le jalousent, l’admirent. Dans la famille des 3 mousquetaires, je demande Scott ! Et oui, n’oublions pas qu’il a aussi ses attentes bien précises. Dans son regard balayant la salle à la recherche d’une proie, voire plusieurs, il pense « ce soir, je score ! ». L’érotisme ambiant, mêlé à ces breuvages nous mettent dans un appétit sexuel qui paraît alors insatiable. Nous passons du côté gauche du club et c’est là que tout commence réellement.

Des couloirs étroits, une lumière douce et chaude, la respiration de corps qui s’entremêlent, d’un orgasme imminent, des caresses volées, des baisers masqués. Tout est représenté, le désir nous saisit. Joe et moi nous rendons dans l’un de ces boudoirs entouré de miroirs, et matelassé. J’adore sentir ses mains sur mon corps, ses lèvres sur mon sexe. Rapidement, il me pénètre avec une hargne qui lui est propre, et un rythme contrôlé qui le caractérise encore plus. Nous nous adonnons à un rapport sexuel que rapidement, plusieurs personnes viennent admirer. Tels des juges, ils regardent une performance qu’ils apprécient (autant vous le dire, « X Factor » prend tout son sens dans ce moment-là). Joe et moi, on ne se lâche pas des yeux tout le long, excités par les regards qui participent activement au moment. Il jouit en moi dans un cri de plaisir intense. J’ai mal, j’en veux encore, je ne sais plus comment interpréter des sensations que je ne connais pas. Nous reprenons nos esprits, esquissons quelques sourires coquins avec nos convives qui regardaient avec intérêt mais en même temps avec une certaine banalité. Un homme de carnation noire, d’une trentaine d’années va voir Joe pour le remercier. « Merci pour ce moment » comme dirait Valoche. Enfin, il ressemblait quand même plus à Omar Sy mais Agathe Clery nous prouve bien que ça n’a rien d’antinomique.

Nous avons adoré cette expérience, et l’avons renouvelée. Je ferai un autre billet concernant l’une d’elles ! Je vous invite réellement à tenter l’expérience, que vous soyez en couple ou célibataire. N’attendez pas d’avoir « passé un cap » pour le faire. On a tendance à penser (j’étais la première à la proclamer !) que c’est glauque et prématuré de le faire si tôt mais c’en est juste extrêmement formateur et sain pour l’ego. Quand on a la vingtaine – trentaine, nous devenons des objets de convoitise que femmes et hommes désirent. Ce sont des endroits propres et conditionnés au désir, mais surtout au respect et l’échange, tout est hors du temps et on prend plaisir à y retourner. On s’y rend de nouveau pour ne pas laisser la routine métro – boulot – dodo nous consommer, pour ne pas à subir la vie de couple mais mieux l’appréhender et en fait, la pérenniser.

N’hésitez pas à me partager vos expériences ou me poser vos questions. Ah, vous vous demandez comment Scott a passé sa soirée ? Il suffit de demander !

Lettre ouverte #2

Je l’aime ; Il est celui que j’ai toujours voulu. Vous le connaissiez ce grand amour, ce « love at first sight ? » Ouais, va falloir s’y habituer : l’anglais, c’est mon truc ! C’est dans mon ADN et mon foie so … Get used to it !

Anyway, je disais. Ah oui, ce petit bâtard de Cupidon qui ne prévient pas mais qui débarque chez toi, jour ouvré ou pas, que tu sois épilée, … Ou pas ! Il est décidé à mettre cette personne sur ta route. Un peu naïve, quelque peu coquine, tu te dis … « Stylé ! Mon rasoir à utilisation unique que j’utilise pour la 5ème fois a une lame encore safe, qui n’a pas l’air de suffoquer sous un amas de poils pubiens, je m’épile et je reviens ! » Entre temps, tu réalises que tu as soudain cette envie de romance, de magie, cette insécurité qui te ronge et qui te donne envie d’écouter du Julio Iglesias. Attendez, j’ai peut-être fait un anachronisme et vous pourriez vous dire : « C’est Mireille Mathieu qui tient ce blog ? Mais elle est anglaise ? Ok, pas étonnant qu’elle n’ait jamais pensé à changer sa coupe de merde ». Non, non ! Moi d’ailleurs c’est Jessica. Salut ! J’ai 25 ans depuis peu, et je n’écoute Juju que lorsque c’est extrêmement nécessaire, à savoir jamais. J’prendrais bien son fils mais j’ai entendu dire qu’il avait un micro-pénis. Pas cooool Enrique !

Bon, si vous n’avez toujours pas perdu le fil : laissez-moi vous présenter « the one ». Joe n’a toujours pas grandi depuis que j’ai écrit l’article le concernant mais je l’aime comme ça (Mooooooh, c’est miiiiiiignonnnnnn !). Joe et moi, c’est toujours la grande éclate et c’est pour ça qu’on s’aime. Deux narcissiques alcooliques, aux vies bien établies : Joe est brillant, Joe est beau, Joe impressionne et il le sait. C’est un créatif, responsable d’un pôle d’une grande entreprise française … Vous l’avez tous googlé ? Alors, c’est qui ? C’est qui ? Et moi, je suis consultante en stratégie digitale depuis peu dans une agence qui déchire sa maman. Joe et moi, ça fait bientôt un an qu’on se fréquente et j’adore le regarder dormir comme à ce même moment où j’écris, même si dans ses pensées volage, il navigue vers d’autres horizons !